TEMOIGNAGES

Journée internationale des droits de la femme

Nous avons réalisés 3 interviews de jeunes femmes souhaitant faire une carrière dans le domaine du numérique.


Témoignage Nora Gougane


Réponse

Nora Gougane, précédemment Chef de projet fonctionnelle dans une agence web INOVAGORA, en alternance. J’ai été amené à dépasser le cadre de ma mission, et je me suis retrouvé chef de projet par un concours de circonstance.Nous étions chargés de développer des sites web pour le marché public, dont les contrats ont été obtenu par appels d’offres et j’étais responsable d’une équipe composé d’un graphiste, d’un développeur et d’un intégrateur. Mes principales missions : rédiger le cahier des charges, analyser les besoins du client, respecter un planning et les étapes de validation. Je me suis dirigé tout d’abord vers un DUT dans le commerce Technique de commercialisation suite à cela j’ai eu une expérience professionnelle en tant que vendeuse au sein d’une boutique de téléphonie. Cependant la redondance des tâches à effectuer et les aspects négatifs du commerce ont finis par me lasser même si j’aimais le contact client et le côté technique. Suite à cela j’ai décidé de reprendre mes études, j’ai longtemps recherché le domaine d’activité qui me correspond. Étant à l’aise avec les outils informatiques et pouvant passer plusieurs heures dessus. J’ai décidé de me tourner vers le numérique. Passionnée et d’un naturel curieux, souhaitant toujours être à la page. Je me suis naturellement tournée vers cette branche. Dans ce domaine je n’ai jamais l’impression de faire des efforts dans le mauvais sens du terme, je ne vois pas ce que je dois faire comme une tâche ou quelque chose de contraignant mais comme un plaisir avant tout.

Réponse

Lors de mon cursus je n’ai ressenti aucune différence, l’intégration avec mes camarades de classe s’est bien passée et nous formions un bon groupe. Lors de ma recherche, cela a été très rapide. Je suis tombé sur une personne qui par la suite a été désignée en tant que ma tutrice, cette personne a insisté pour que je prenne place au sein de la société. Effectivement afin de me sentir légitime j’ai toujours eu l’impression de devoir faire plus d’effort qu’un homme à poste égal, j’ai aussi entendu des remarques concernant la qualité du travail d’une femme comparé à celui d’un homme, même si c’était mineur, cette différence de traitement était malgré tout toujours présente.

Réponse

Personnellement je n’ai jamais eu de difficulté à travailler avec des hommes. J’ai eu un petit à priori lors de ma recherche d’emploi pour l’alternance, sur le stéréotype du développeur geek borné avec qui la communication pouvait être difficile. Mais mes craintes ont vite été dissipées. Face aux hommes, il fallait que je montre que j’avais les connaissances et que je suis tout à fait légitime dans mon travail.

Réponse

En général je me suis toujours senti prise au sérieux et écoutée, je suis lucide sur mes compétences et ne laisse aucune place au bluff.

Réponse

Je souhaite me servir de mes compétences dans le numérique au service d’un projet qui a du sens. J’ai un projet de création d’entreprise avec ma cousine Jamila Idbourrous qui est directrice de l’Union des Coopératives des Femmes de l’Arganeraie (UCFA). Elle regroupe 22 coopératives avec un total de 1200 femmes et son rôle est de promouvoir et de préserver la production issue de l’Arganeraie en garantissant aux femmes des revenus équitables. Les missions de l’UCFA couvrent également des enjeux sociaux et environnementaux : ateliers d’alphabétisation, campagne de vaccination, préservation de l’Arganeraie … J’espère à travers notamment du numérique apporter à ce projet, les supports de communications et la visibilité qu’elles méritent !

Réponse

Ce qui me plait, ce sont les actions au quotidien et non pas définir une journée en faveur de la femme comme si on fêtait Halloween. Il y’a un contexte à prendre en compte, ici en France ce n’est pas la même situation que dans les autres pays. Il faut offrir aux femmes dont les droits ou l’égalité ne sont respectés les moyens de s’exprimer, de leur donner les moyens de changer les choses. On s’arrête souvent au constat « des problèmes » mais on ne prend pas le temps pour la compréhension du fond du problème et de trouver de réelles solutions sur le long terme.


Témoignage Pauline MICHALOWSKI

Réponse

Pauline MICHALOWSKI, 24 ans, Développeuse mobile chez Vivocaz à Soissons. Je me suis cherché pendant longtemps, pour résumer je suis issue d’un bac L, cette direction ne me convenant pas je me suis ensuite dirigé vers un BTS tourisme qui ne m’a pas convaincu non plus, j’ai aussi connu les boulots dit « alimentaire » le travail à l’usine mais l’arrivé d’un enfant m’a fait prendre conscience que je n’allais pas pouvoir faire ça toute ma vie. La solution je l’ai trouvé un peu par hasard en apprenant l’existence de la formation Développeuse Web à E2N qui pouvait coller à mon côté un peu « geek » en tant que passionnée d’informatique.

Réponse

Je n’ai pas rencontré d’obstacle à ma connaissance, lors de ma formation je n’ai pas ressenti de différence ni pendant ma recherche d’emploi.

Réponse

J’avais un peu peur d’être enfermé dans un monde masculin avec une pensée trop typé masculine. Cet univers ne me dérange pas en soi et je n’avais pas d’à priori sur le métier. Par contre concernant mon entourage, le métier de développeur n’étant pas forcément connu et pensant que c’est un métier d’homme, ça n’a pas toujours été simple de faire comprendre mon choix auprès de ma famille. En fin de compte on me voyait avec les lunettes noires en train de hacker des sites web …

Réponse

J’ai toujours eu un fort problème avec ma légitimité en tant que développeuse, due à un manque de confiance en moi alors que j’ai les compétences, par contre au travail je ne sens pas de différence, je pense qu’aux yeux de mes collègues ou employeurs je suis pleinement légitime.

Réponse

Chez Vivocaz, je pense tout d’abord à finir mes études en alternance et continuer à acquérir de l’expérience pour peut-être par la suite monter ma propre boite.

Réponse

Je trouve que toutes ces actions misent trop sur la différence Homme Femme. La journée des droits des femmes devient « commerciale » à vrai dire, en France c’est bien joli mais à l’étranger ce n’est pas forcément le même cadre et il serait plus pertinent de sensibiliser les gens au quotidien et ne pas se limiter à notre pays. On a plus tendance aussi à victimiser les femmes et non pas les mettre en avant. Le fond est bon mais la forme n’est pas bonne. Une mixité devrait être établie dans les associations, puisque l’on parle d’égalité mais où est la place des hommes dans cette lutte


Témoignage Tatjana Pavlovic

Réponse

Tatjana Pavlovic , 44 ans, Étude en Serbie, arrivé en France j’ai travaillé dans le bâtiment, l’agencement et la décoration de maison. J’ai ensuite travaillé dans deux laboratoires dentaires, j’y faisais de la CAO et je modélisais des implants dentaires (bridges etc …)., j’ai aussi fondé une boutique de prêt à porter feminin dans laquelle je faisais tout., j’ai même organisé des vernissages et des expositions d’arts dans ma boutique ce qui me permettait d’allier mon travail à ma passion pour l’art et donc faire des échanges.

Réponse

Je n’ai jamais eu de difficulté, j’ai toujours travaillé avec des hommes et affirmé mon caractère.

Réponse

Je pensais qu’il y aurait plus de femmes au sein de cette formation, je n’avais pas d’a priori ayant conscience que le métier a évolué et les gens qui y travaillent aussi.

Réponse

Je pense que les femmes aujourd’hui doivent fournir un peu plus d’effort que les hommes pour se sentir légitime.

Réponse

Je pense continué vers un diplôme supérieur, mais je cherches encore une spécialisation. J’aimerai joindre mon goût pour le commerce et mes prochaines compétences en informatique. Par la suite j’aimerai trouvé un travail au sein d’une boite de taille humaine ou l’échange est plus facile que dans de grosses boites qui sont partitionnées en cellule plus ou moins fermées.

Réponse

Je pense que ça ne mène nul part de parler des faits et des victimes, mais il faut trouver un moyen sur le long terme pour sensibiliser les hommes dans la société, de faire de la prévention, de la rééducation. La journée des femmes n’apporte rien de spéciale, je préférai des actions au quotidien. Je trouve que dans les mouvements défendant les droits des femmes, on médiatise trop celles se tournant vers un féminisme extrême et cela tache les valeurs de cette cause. Les quotas sont une idée absurde, s’il n’y pas de corrélation dans les compétences, dans les valeurs. C’est préférable de trouver un équilibre même si la parité n’est pas de 50/50. Il vaut mieux que, ce que l’on fait ai un impact et non pas que se soit purement médiatique ou d’apparence.